Ah la famille !…

 

  041122_les_indestructibles_   Il y a quelque temps de cela lors d’une discussion, la notion de famille authentique fut fortement remise en cause par cette idée très relativiste qu’est l’impossibilité de « discerner le vrai du faux », l’incapacité même à connaître la vérité ou du moins une vérité particulière, car toute «  opinion politique a la même valeur, du moment qu’elle ne va pas à l’encontre de minorités qui ne demandent qu’une reconnaissance », pour reprendre les arguments avancés. Et la personne de conclure : « Nous sommes tous libres et ÉGAUX. ».

      Ma première réaction fut quelque peu triviale je l’avoue et m’en excuse. Exaspéré d’entendre et réentendre ces discours typiquement à la mode, j’ironisais quelques instants sur cette situation pathétique et clôturais rapidement le débat. Il est évident que si le fond de mes propos reste identique, la forme était inacceptable et les réactions qui en découlaient compréhensibles. Ce n’était ni constructif ni respectueux.

     Car la question demeure, et si la notion de vraie famille apparaît évidente pour certains elle ne l’est pas pour tous.

     Je vais donc tenter d’apporter ici une liste d’arguments non exhaustifs de ce qu’est une vrai famille, arguments qui se basent sur des faits, sur l’histoire de notre pays, sur des siècles de culture et sur des réflexions menées sur les conséquences de schémas familiaux « traditionnels » par opposition aux nouveaux schémas qui émergent aujourd’hui. Il s’agit de s’intéresser à ces schémas quels qu’ils soient et de voir les conséquences à court et long terme de l’un et de l’autre. Et c’est cela l’objectivité de ma réflexion : reconnaître ces schémas familiaux qui évoluent dans un sens bon ou foncièrement mauvais pour l’équilibre d’un individu. On m’objectera que je ne suis pas en mesure de juger ce qui est bon ou mauvais par un individu….

     L’objectivité n’est pas un leurre de l’esprit ni même la prétention de quelques individus…

     Oui, nous sommes en mesure de dire ce qui est bon ou mauvais pour un individu. Et je revendique cette objectivité que nous devons tous utiliser dans nos jugements, jugements qui portent sur l’acte et non sur la personne. Car nos jugements peuvent être objectifs pour le peu que l’on reconnaisse quelques faits, que l’on reconnaisse la morosité de plus en plus grandissante chez les couples, que l’on reconnaisse qu’autour de nous tout est une course aux désirs insatiables de sensations toujours plus « techniques », quasiment possessives. Il s’agit aussi de reconnaître que la tendance est à la marchandisation du corps, à la recherche de la partenaire idéale comme on recherche sur internet la voiture qui consomme le moins mais est la plus performante (voiture que l’on essaye puis échange quand elle n’apporte plus satisfaction), à la mise en avant de son propre plaisir plutôt qu’à l’aboutissement d’une relation de confiance où le don et le plaisir s’épanouissent dans le temps.

     Dans une société ou l’économie est en crise, où le chômage menace les jeunes travailleurs et où le foyer devrait être un lieu de ressourcement, il y a une fuite constante, une recherche vers un ailleurs d’un bonheur finalement bien évanescent. Et pourtant ce bonheur existe, non d’une manière utopique ou éphémère mais là où on ne le cherche plus, cette autre facette de la famille que l’on essaye plus et que l’on a peut-être jamais connue.

     Tout d’abord, toute chose n’est pas bonne pour l’Homme, pour ses aspirations les plus profondes qu’il a sans doute oubliées mais qui persistent par sa nature même. Il y a ce qui est bon pour son développement et ce qui est mauvais quel que soit le nombre d’individus qui fait partie de cette catégorie. Fumer tue, c’est un fait. Et pourtant, beaucoup de gens fument. Quels parents responsables, encourageraient leur fils à se détruire à petit feu ? Exemple superficiel certes, mais poussé plus loin et dans d’autres domaines, on peut légitimement s’interroger sur cette émancipation totale que les parents supportent de leurs enfants. Est-ce réellement cela être parent : ne poser aucune limite ? Ne faut t-il pas s’alarmer de cet « interdit d’interdire » dont on hérite aujourd’hui, et qui montre clairement que l’évaporation des limites pousse à rechercher ces limites, non par la confiance en l’expérience passée des parents qui ne jouent plus leur rôle, mais en testant tout et même ce qui est profondément nocif, au risque de s’autodétruire ?

     Je dresse ici un tableau assez noir de ce que je constate autour de moi dans de nombreux couples, qui ne forment plus ce qu’on pouvait appeler avant : des cas isolés. C’est ce qui m’apparaît être le plus dangereux aujourd’hui : cette perte de repères fondamentaux pour l’éducation de nos enfants.

     Une première définition de ce qu’est la famille…

     Car finalement, une vrai famille c’est quoi ? Pour commencer, demandons à Larousse ce qu’il en pense d’un point de vue purement littéral…

  • « Ensemble des générations successives descendant des mêmes ancêtres ; lignée. »

  • « Ensemble des personnes unies par un lien de parenté ou d’alliance : Famille proche, éloignée ».

  • « Ensemble formé par le père, la mère et les enfants : Fonder une famille. »

  • « Ensemble constitué par les enfants issus du mariage : Être chargé de famille. »

  • « Biologie :
    Division systématique de l’ordre ou du sous-ordre, dans laquelle on rassemble les genres animaux ou végétaux ayant de nombreux caractères communs. »

     Oui, la famille impose un lien, une descendance commune, un schéma en trois parties formés par un père, une mère et les enfants. Cela apparaît toutefois assez superficiel comme tentative de première définition. Et pourtant elle est la base de tout. Notre société se base sur ce schéma qui inculque autorité, obéissance et organisation d’un ensemble d’individus.

      La distinction garçon / fille des parents de demain…

     Je me permets de reprendre différents points sur cette distinction, que j’emprunte à Bruno Piettre  psychothérapeute (source) :

     Le « garçon part de la pulsion, puis à la sexualité et à la tendresse, pour arriver seulement après à l’Amour vrai. La fille fonctionne totalement à l’inverse. Si la jeune fille suit le garçon elle ne sera plus elle-même. Nous sommes faits par l’Amour pour rentrer dans l’altérité. Ce sera une recherche de l’Amour vrai malgré nos différences. »

     « Le garçon est dans l’avoir (la possession) et le faire (l’action). La fille est dans le sentiment. »

    « Par exemple, a « 14-15 ans le garçon se croit adulte avant l’âge. Il faut pouvoir lui opposer une contradiction forte et une contestation constructive. Le garçon est dans la provocation par nature. Il a besoin d’un homme pour s’identifier à lui et bien sûr si possible son père. »

      Il est nécessaire de ne pas négliger ces distinctions essentielles qui marquent la construction du schéma familial de demain que le garçon et la fille entreprendront. Les penchants inscrits dans la nature même de l’un ou l’autre sexe construisent son identité de femme ou d’homme. Il n’est pas question de se forger un caractère sexuel artificiel mais de reconnaître que notre nature biologique n’est pas une dualité avec celle psychologique. L’un et l’autre ne s’opposent pas, il n’y a pas un corps de femme qui pense et agit comme un homme ou un corps d’homme qui pense et agit comme une femme, mais chacun agit et réagit avec sa nature et ses aspirations. Effacer cette distinction, c’est ne pas reconnaître sa propre identité, c’est se mentir sur sa propre personne.

      Chez les adultes responsables d’enfants, c’est effacer le rôle éducatif des parents mais aussi imposer à l’enfant un profond malaise quant à son identité sexuelle et donc un malaise dans ce qu’il est intrinsèquement. L’identité sexuelle passe par le rôle éducatif des parents qui révèlent cette identité et ses « propriétés » mais ne la construisent pas de toute pièce.

     Le rôle distinct de l’homme et de la femme, du père et de la mère de famille…

     Loin de tombé dans les clichés il est dans la nature même de la femme d’apprendre plus particulièrement les gestes de la tendresse, de la délicatesse, que l’enfant reproduira à son tour lorsqu’il sera adulte, mais d’une façon différente, sur sa moitié et ses enfants. Et au contraire, il est du devoir du père d’apprendre à l’enfant une certaine indépendance avec sa mère, d’incarner plus particulièrement l’autorité, la sécurité du foyer et le rapport de force (quelle qu’elle soit) qu’il sera nécessaire d’avoir pour l’avenir.

     Le schéma féminin est cette constitution même de voir le particulier, de s’intéresser plus en profondeur aux choses que l’homme appréhendera différemment par l’extériorité de sa nature psychologique autant que biologique. Là où la femme se tourne vers une intériorité biologique, l’homme dans sa constitution même est « fabriqué » vers l’extérieur…. Et notre constitution physique impose un rôle dans nos relations. Quand l’homme s’intéresse à des domaines plus superficiels chez la fille dans une première approche, cette dernière s’intéressera plus en profondeur à cet homme, à ce qu’il est véritablement.

     Puis, l’un et l’autre vont peu à peu apprendre à se regarder autrement, à se compléter, à offrir à l’autre la tendresse qu’il pourrait lui manquer, la profondeur des sentiments qui touchent ce qui est immuable dans notre être, à transformer un plaisir narcissique en un don alimenté par un désir (et inversement), à apprendre cette nécessité de se risquer à l’engagement de la relation. L’homme et le femme sont complémentaires autant biologiquement que psychologiquement. Combien de femmes se plaignent de ne pas entendre un « je t’aime » de l’heureux élu, persuadé de montrer ce sentiment par de nombreuses preuves matérielles… Et pourtant, la femme appelle à cette extériorité de l’homme à poser des mots sur les faits, de même qu’il appelle à cette intériorité de la femme.

     Pour Patrick Verspieren, responsable du département d’éthique biomédicale au Centre Sèvres, Paris, au sein d’une famille, « le père aurait d’abord d’autres fonctions : être le compagnon de sa femme, celui vers lequel se tourne le désir de la mère, ce qui permet d’établir avec l’enfant une saine triangulation et laisse espérer une résolution satisfaisante des conflits œdipiens ; être celui qui rappelle à l’enfant l’interdit fondamental de la fusion avec la mère et ouvre ainsi la voie de l’autonomie. »

     L’importance de l’éducation…

      Une nouvelle fois, je citerai Bruno Piettre :

Dans notre personnalité, nos qualités et nos défauts nous viennent…

  • pour « 1/3 de notre héritage familial et sont donc déterminés dès la conception,

  • pour 1/3 de l’acquis reçu pendant la grossesse et jusqu’à nos 18 mois (fermeture de la fontanelle),

  • pour 1/3 de notre éducation culturelle et intellectuelle et de notre expérience (échecs et réussites). Pendant l’adolescence il faudra donc jouer ce seul tiers encore modifiable. ».

C’est grâce à l’éducation que l’adolescent va recevoir des parents…

  • « une maturité physique qui lui permettra de donner la Vie (fin de la puberté),

  • une maturité affective qui lui permettra d’aimer et être aimé,

  • une maturité sociale qui lui permettra de trouver sa relation avec le monde, pour choisir et s’engager,

  • et une maturité spirituelle (la plus tardive) qui lui permettra de se reconnaître enfant de Dieu et de donner un sens à sa vie ».

     L’éducation n’est pas le rôle d’une institution extérieure mais elle prend racine au cœur même de cette famille, de son histoire et son environnement. Elle est un lieu privilégié pour la construction de l’image patriarcale, pour celle maternelle, et va forger la personnalité de l’adolescent.

     Le rôle du père et de la mère dans l’éducation…

      Selon Bruno Piettre, les parents ont ce devoir d’être présents et répondants « car c’est la relation qui est importante ! Un des points importants est de construire le jugement du jeune en appréciant les choses à leur juste place. Aujourd’hui tout est mis au même niveau. On nivelle les hiérarchies. L’adolescent ne sait plus discerner. »

     « Le problème actuel est l’absence de références paternelles, dans un monde qui se féminise énormément (au niveau de la Justice et de l’éducation notamment). Chez le garçon l’absence de père se traduit par l’échec scolaire en fin de 3ème. »

     « La femme est une vasque qui reçoit et qui perçoit tout. Le sensible et l’écoute sont donnés par la féminité. La femme est plus naturellement dans l’horizontalité, alors que l’homme est dans la verticalité ; il ne voit rien de ce qui l’entoure. La maman protège et le père fait passer l’enfant au monde. Une verticalité bien comprise du papa sera donc une aide précieuse pour la maman, dans l’éducation de leurs adolescents. Le regard du papa est très important pour la fille ; cela lui donnera confiance en elle. »

     « Le rôle des parents est de s’imposer (dressage) jusqu’à 6 ans, puis durant la grande enfance jusqu’à 10 ans de montrer l’exemple (l’enfant s’identifie à ses parents en les idéalisant), et enfin de faire autorité pendant  l’adolescence en mettant des barrières acceptables. Il faut toujours donner sa chance à l’adolescent pour qu’il puisse se reprendre après avoir pris conscience de ses égarements. »

     « Les rives sont nécessaires pour le bon écoulement d’un cours d’eau. Si elles sont trop étroites, c’est le débordement, et si elles sont trop larges c’est le marécage. En éducation c’est la même chose ; il faut des limites claires et adaptées aux capacités de chacun. Comme un cours d’eau qui part d’une source, puis grandit (du torrent à la rivière et au fleuve) et se termine dans la mer, le jeune deviendra un adulte quand il saura poser ses limites de lui-même. »

     Il y a donc ce rôle fortement marqué dans le couple qui permet à l’enfant de se construire dans le présent, et le futur de ce qu’il sera.

     « Avant la puberté, les images sont indélébiles. Certaines (crimes, pornographie…) peuvent détruire d’un coup tout le travail de construction de l’identité qui se fait à cette période. ». La nécessité pour les parents de poser des limites à l’enfant et de donner l’image d’un couple équilibré est nécessaire car elle implique d’une part le conjoint mais aussi l’enfant marqué à vie. Elle est vitale à l’équilibre du couple qui ne vit pas que pour son bonheur individuel mais travaille à réaliser celui de son conjoint, de ses enfants et à offrir l’environnement le plus adéquat.

     Il est intéressant de lire en plus l’article duquel sont tirés mes citations et que vous trouverez ici.

      Une vrai famille ne peut se dissocier de la procréation ou l’adoption…

     Ces dernières sont un lieu d’ouverture au couple qui ne s’enferme pas dans une relation égocentrique. Il est une manifestation d’un désir latent ainsi que la perspective de réaffirmer le don qui est reçu et qui n’est pas un dû. Une volonté de mainmise sur le futur enfant risquerait fortement de projeter sur ce dernier un malaise qui n’est pas le sien, le risque d’une fracture dans cette liberté qu’il doit acquérir et surtout le sentiment d’avoir été analysé sous le crible d’une norme afin de justifier son existence.

     Donner et offrir la vie mais avant tout l’accueillir telle qu’elle est, c’est aussi reconnaître que ma condition actuelle est le fruit même de l’amour de mes parents, d’un processus biologique, c’est se tourner vers la transmission de ce qui s’inscrit dans nos gènes et qui s’émerveille devant une naissance. C’est aussi faire preuve d’une certaine humilité devant ses propres limites et reconnaître que ce qui s’anime dans le ventre d’une mère n’est plus son corps, mais le corps d’un autre qui grandit peu à peu vers l’indépendance de son existence. C’est se rappeler que ma propre existence a commencée par cette fragilité humaine et c’est reconnaître sa grandeur à reproduire l’autre sexe ou le semblable. Ce n’est plus seulement ma personne mais l’ensemble de l’humanité engagée dans ce processus vital de son existence et à plus petite échelle c’est reconnaître et assumer la conséquence de mes actes et la mission qui en découle. Car la génération de demain se construit aujourd’hui et ses exigences se porteront sur les actes des parents d’aujourd’hui…

     Une vrai famille exclue donc l’homoparentalité…

      Un couple ne peut s’épanouir s’il ne se complète pas dans l’autre et par l’autre, s’il ne trouve en face, que le miroir de lui-même, qu’une relation possessive qui touche plus à la cohabitation pacifique voir l’amitié, qu’à un couple au sens où l’Amour anime deux individus : au sein d’un couple, d’un homme et d’une femme qui s’aiment, il ne s’agit pas seulement d’un amour d’amitié mais d’un amour charnel et spirituel qui passe par un don et un désir mutuel qui ne peut s’épanouir que dans l’autre et non le même. Cet amour spécifique à l’homme et la femme va bien au delà de la bienveillance et de l’affection mais touche l’autre dans ce qu’il a de plus profond et d’unique. La complémentarité physique de la femme et de l’homme est à l’image de celle psychique qui anime cet entrelacement des corps dans le désir et le don mutuel où l’Homme s’exprime par la totalité de son être Elle est la condition d’un amour vrai qui cherche à vivre par l’autre et dans l’autre et non par moi-même, dans cet autre moi-même.

     L’homoparentalité n’est pas cette condition d’épanouissement pour l’enfant pour les raisons que nous avons évoquées dans les parties précédentes (liées aux rôles complémentaires essentiels de la mère et du père) mais aussi parce qu’elle est un net signe d’une volonté de mainmise sur l’enfant. Il n’est plus celui que je reçois, que j’accueille comme surcroît de l’amour que je porte au conjoint, prolongation de ma propre famille et ses valeurs. Il devient un objet d’une satisfaction très égoïste où il n’y a plus le soucis de l’équilibre de l’enfant, et  l’attention à ce qu’il pourra exiger, adulte, de son identité.

     L’homoparentalité impose aussi un recourt à une certaine matérialité de la « reproduction » qui devient artificielle. Avec cette matérialité meurt la fertilité d’un couple, qu’elle soit d’un point de vue physique mais surtout psychique. La procréation n’est plus le lieu privilégié de l’intimité d’un homme et d’une femme par l’intervention d’une tierce personne, d’un troisième parent… L’homme ou la femme perdent ainsi leur rôle et avec celui-ci une part de leur nature est refoulée, inconsciemment ou non, empêchant un réel épanouissement de la personne. Elle ne peut se construire en étant autre qu’elle n’est, en ne cherchant pas au plus profond d’elle même ce qui l’anime réellement.

      En amont, on constate que l’homoparentalité montre parfois un besoin de recréer ce qu’elle n’a pas connu mais avec de nombreuses lacunes. Par la recherche d’un père ou d’une mère de substitution, et en fin de compte de ces limites et apprentissages nécessaires qui n’ont pas été déployés dans l’enfance, elle tente de recréer cette famille imaginaire. Mais, cette reconstruction se fait en comblant les manques de cette enfance dans le présent de la relation. Les deux pères ou les deux mères que l’enfant aura ne seront que la mise à jour d’un malaise qui trouve sa source dès la petite enfance. C’est ainsi une génération morcelée qui se construit, génération en perte de repères et de limites dont elle souhaite toujours plus s’échapper. Cependant, le comportement prouve clairement qu’il y a une recherche constante d’une limite dans l’altérité, limite recréée bien souvent de façon artificielle par un personnage dominant ou dominé.

    Pour Patrick Vespieren par l’engendrement, « l’homme devient semblable à son père ; or « l’on ne passe pas sans encombre du statut de fils de son père à celui de père de son fils » […] De son côté, par la maternité, la femme « rencontre et touche sa propre mère, elle la devient, la prolonge en se différenciant d’elle »…

     Tout ceci n’est qu’un sommaire, que l’ébauche d’une réflexion qui ne demande qu’à être plus approfondie, qu’à être complétée. Mais, il me semble déjà important de rappeler quelques bases essentielles structurantes d’une organisation, inscrite dans notre nature même.

2 réflexions sur “Ah la famille !…

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